label esus : label pour projet à financer en amorçage solidaire

Disons le tout net, l’agro-écologie est de loin la principale solution pour atténuer les principaux périls de notre temps : pauvretés, migrations économiques, réchauffement climatique et effondrement de la biodiversité. Pour augmenter durablement la fertilité des sols, l’agro-écologie valorise en effet la biodiversité en créant des coopérations naturelles entre humains, animaux et végétaux.

 

Pour l’emploi

Toute le monde comprend qu’avec un humain sur neuf sous-alimenté, la pauvreté est intimement liée avec la nutrition. Il en est de même pour l’emploi puisque près d’un humain sur deux travaille dans l’agriculture. En améliorant durablement l’agriculture, l’agro-écologie permettra de mieux nourrir les plus fragiles d’entre nous, de protéger des milliards d’emplois partout dans le monde et donc d’éviter à des millions de migrants de fuir leur pays pour survivre.

 

Pour le climat

Certes, l’agriculture génère un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais l’agro-écologie, appliquée dans le monde entier, pourrait à elle seule compenser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre produits dans le monde (source : Initiative de recherche 4 pour 1000). En effet, les sols mondiaux contiennent trois fois plus de carbone que l’atmosphère. Il suffirait donc d’augmenter l’absorption de carbone par les sols (de 4 pour 1000 ou 0,4 %) pour atténuer le réchauffement climatique. L’agro-écologie le permet naturellement en mettant en oeuvre différentes techniques agricoles bien connues.

 

Pour la biodiversité

Si le réchauffement climatique ne vous parle pas encore, vous comprenez forcément que l’effondrement de la biodiversité est un problème immédiat pour les humains. Le monde végétal et animal nous nourrit, nous oxygène, nous soigne et nous abrite. Non seulement l’agro-écologie préserve la biodiversité en évitant au maximum les pesticides et herbicides, mais elle l’augmente, notamment dans les sols, en développant les synergies entre espèces.

 

L’agro-écologie est déjà rentable

Mais comment financer l’agro-écologie ? Ecartons tout de suite les subventions publiques d’états souvent ruinés et malheureusement contraints de traiter les symptômes immédiats, plutôt que les causes durables de nos problèmes. Difficile a priori de convaincre des investisseurs privés puisque l’agriculture, soumise aux aléas naturels, n’a pas la réputation d’être financièrement rentable. Nous pourrions arguer qu’il faudrait changer de comptabilité et valoriser tous les services écosystémiques accrus grâce à l’agro-écologie. Mais sans attendre cette prise de conscience, basée sur le bon sens et la science, nous l’affirmons avec force : l’agro-écologie est déjà rentable.

En effet, l’agro-écologie améliore durablement le rendement agricole et protège les sols, elle augmente donc immédiatement la valeur financière du foncier. Plus inclusive, elle développe l’emploi local et renforce son attractivité pour les clients locaux avec qui elle peut bâtir une relation commerciale résiliente sur le long terme. Plus écologique, elle réduit autant ses coûts que sa dépendance aux intrants chimiques et aux transports internationaux. Moins risquée grâce au foncier agricole et plus rentable par l’augmentation des ventes et la baisse des coûts, l’agro-écologie est durablement rentable. D’ailleurs, ne vous êtes-vous jamais dit “En cas de crise, je m’en irai vivre à la campagne où je pourrai vivre de la production agricole locale” ?

Pour que l’agro-écologie atteigne l’échelle des problèmes qu’elle peut résoudre, il faut développer l’investissement public et privé. C’est la raison pour laquelle le Groupe Planetic a le projet de lancer AgriSol, le premier fonds d’investissement dans l’agro-écologie en France, via sa filiale Planetic Asset Management. Si vous aussi vous voulez vous engagez en faveur de cette initiative, contactez-nous !

Benjamin d’Hardemare,
Président de Planetic